The 5 spots around Tamraght by level — the honest guide
8 min · Surf · April 2026
Chaque matin à AMANAR, nos instructeurs se lèvent avant vous. Ils consultent le swell, la marée, la direction du vent. Puis ils choisissent le spot. Ce guide, c'est leur raisonnement mis à plat.
1. Crocro Beach — le spot école par excellence
Premier arrêt de toute session débutant. Beach break sableux, gauches et droites accessibles, fond entièrement sableux. Les vagues sont douces, régulières, et les sets arrivent avec suffisamment d'intervalle.
- Niveau : débutant absolu à intermédiaire bas
- Meilleure période : toute l'année, en particulier mai à septembre
- Marée idéale : mi à haute marée
- Piège : les sessions entre 10h et 12h en haute saison — trop fréquenté
2. Devil's Rock — polyvalent et souvent oublié
Situé entre Tamraght et Aourir, beach break légèrement plus punchy. La vague dominante est une gauche, mais des droites se forment selon les bancs de sable. Idéal quand vous voulez sortir du mode école sans encore affronter un vrai point break.
- Niveau : intermédiaire bas à intermédiaire
- Marée : basse à mi-marée
- Attention : les courants latéraux peuvent surprendre — toujours en présence d'un instructeur
3. Banana Beach — le secret des intermédiaires
Moins connue des guides touristiques, Banana Beach est le spot où nos instructeurs vous emmèneront à leur deuxième semaine. Les vagues ont plus de puissance et de longueur. C'est là que vous commencez vraiment à comprendre le surf.
4. Killers — pour les confirmés seulement
Un point break rocheux avec des vagues longues et creuses. Killers est réservé aux surfeurs qui connaissent déjà leur surfskate, qui ont de bonnes bases de lecture du spot, et qui peuvent gérer une sortie d'eau sur des rochers.
5. Anchor Point — le pèlerinage des confirmés
À 20 minutes au nord vers Taghazout, Anchor Point est l'un des meilleurs point breaks droite d'Afrique. Si votre niveau le permet, une session là-bas est un souvenir pour la vie.
Quand rester au lit
Les jours où le vent est onshore (qui vient de la mer), les vagues sont chaotiques et sans forme. Pas de honte à lire, aller au café, ou faire du surfskate. C'est aussi ça, comprendre le surf.
Comment lire les conditions avant de choisir son spot
Trois variables décident du spot du jour : la taille de houle (en dessous d'1 m, les beach breaks de Tamraght restent surfables quand les pointes de Taghazout dorment ; au-dessus de 2 m, c'est l'inverse), la marée (Crocodiles donne son meilleur à marée montante, Devil's Rock tolère presque tout, les pointes rocheuses exigent souvent la mi-marée), et le vent — la règle d'or de la baie : les matinées sont offshore ou sans vent, l'après-midi le thermique se lève. C'est pour ça que les sessions de cours partent tôt.
Ce que ça change selon votre niveau
Débutant : vos deux premières semaines de surf se joueront entre Crocodiles et Devil's Rock, point. Fond de sable, mousses régulières, de l'espace pour tomber sans conséquence. Intermédiaire : Banana Point est votre terrain de progression — la droite y est assez longue pour enchaîner plusieurs manœuvres sur la même vague, ce qu'aucun beach break ne vous offrira. Confirmé : Anchor Point et Killers valent le déplacement dès que la houle dépasse 1,5 m — mais renseignez-vous sur les priorités au pic : ces vagues sont convoitées, et le localisme y est réel les gros jours.
Sécurité : les trois règles locales
Un : près des rochers (Devil's Rock porte bien son nom sur sa partie nord), repérez le courant de sortie avant d'entrer — demandez à n'importe quel surfeur local, on vous montrera. Deux : au pic, la priorité est à celui qui est le plus proche du déferlement ; griller une priorité sur une pointe marocaine vous vaudra une réputation en une session. Trois : ne surfez jamais seul un spot que vous découvrez — c'est précisément le rôle des instructeurs qui connaissent chaque banc de sable de la baie.
Le matériel selon le spot
En mousse (softboard 7'6 à 8') pour vos débuts sur les beach breaks — la flottabilité pardonne tout. Un minimal ou un longboard pour tirer le meilleur de Banana. Un shortboard n'a de sens qu'à partir des pointes, et seulement si votre rame suit. Côté néoprène : 3/2 mm suffit la plupart de l'année, 4/3 mm de décembre à février pour les sessions longues. Tout se loue sur place — inutile de voyager avec votre planche pour un premier séjour.
Envie de voir ces spots depuis notre rooftop avant de vous jeter à l'eau ? Les packages surf incluent le choix du spot chaque matin par nos instructeurs, selon les conditions du jour — pas selon le planning.
Votre premier jour : ce qui se passe vraiment
Aucun instructeur sérieux ne vous demande votre niveau — il le regarde. La première session commence toujours par vingt minutes d'évaluation dans la mousse : votre rame, votre lecture de l'eau, votre take-off si vous en avez un. C'est ce qui décide de votre spot pour la semaine, pas la case cochée dans le formulaire de réservation. Deux conseils pour ce premier jour : dormez correctement la veille (le décalage de sommeil se paie dans l'eau), et ne mentez pas sur votre niveau — se surestimer vous vaut une session frustrante, se sous-estimer une session ennuyeuse. L'océan vérifie tout, très vite.